Quelle chance d’aller voir Jean-Luc Mimault
Paru le 19 décembre, La Nouvelle République - 79
Est-il besoin d’aller à la grand’ville voisine savourer un divertissement, lorsqu’à vos pieds s’offre un spectacle de qualité ?

C’était le cas vendredi et samedi soir, à l’Hôtel Balizy, la compagnie des Renailleurs présentait, « Heureusement, j’ai de la chance, » de et avec Jean-Luc Mimault. Un grand moment d’émotion et d’humour, un one man-show tenant à la fois des clowns, du mime, de la poésie, de la danse et surtout du rire.

Il sait tout faire Jean-Luc Mimault, c’est un acteur né. Il se moque Jean-Luc Mimault, mais gentiment, de sa maman par exemple.

Quand le dimanche, il devait porter " le pantalon en tergal qui pique les cuisses ». Plus méchamment, il dénonce la société et l’école, "... t’es prof le matin, le soir, tu repars enseignant"..." je voudrais gagner ma vie sans la perdre », dit-il au conseil d’orientation.

Car il aime la campagne Jean-Luc Mimault :.." A Paris, y’a pas de voisin, y’a que de la population !...confie t-il. Il aime surtout les filles de la campagne" celle qui sentent la paille..".. "Mais, heureusement, j’ai de la chance, le docteur m’a dit : Vous n’avez pas de tension mais 39 de tentation.."

Il court Jean-Luc Mimault, il court beaucoup sur scène. Si un policier l’arrête : .."Je ne sais pas courir au ralenti.." rétorque t-il. En victime de la fracture sociale, il lui prodigue ses conseils :.."dormir en marchant pour ne pas avoir froid..."

Le spectateur quant à lui ne s’ennuie pas, il participe, il se reconnait , il apprécie le soliloque du vieux, c’est tellement vrai. La chance n’est pas les succès des autres, c’est aller voir "Heureusement, j’ai de la chance".

Correspondant NR Philippe Carré